L’Étranger

Februar 20, 2008 § Hinterlasse einen Kommentar

-Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père,
ta mère, ta sœur ou ton frère?
-Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
-Tes amis?
-Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté
jusqu’à ce jour inconnu.
-Ta patrie?
-J’ignore sous quelle latitude elle est située.
-La beauté?
-Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
-L’or?
-Je le hais comme vous haïssez Dieu.
-Eh! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
-J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas…
les merveilleux nuages!

Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris. 1860 (1869).

Via: PoetryX

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